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Sep 9, 2020

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Sep 9, 2020 | Insight

Donner du tonus à l’économie, redémarrer l’outil de production, sauver des centaines de milliers d’emplois en péril: c’étaient, entre autres, les principales raisons qui ont sous-tendu la première phase du déconfinement entrée officiellement en vigueur le 11 juin.

Plus de deux mois après, le constat est bien amer. L’outil productif tourne toujours au ralenti et l’économie nationale, dans sa globalité, patauge, avec en toile de fond de fortes incertitudes entretenues par un manque de visibilité criard. Il faut dire que la hausse subite des cas de contamination a déjoué tous les plans du gouvernement.

S’il s’attendait certes à une augmentation des cas en raison de la levée du confinement, il ne s’imaginait pas, sans aucun doute, qu’elle serait d’une telle ampleur, avec de surcroît des hausses conséquentes de la létalité et des cas critiques. Le ministre de l’Economie, des Finances et de la Réforme de l’Administration, Mohamed Benchaâboun, avait parfaitement raison d’avertir que «la crise n’est pas encore achevée» et que «la vigilance devra rester de mise, car (…) les risques économiques et sociaux susceptibles d’être induits par la crise Covid-19 sont loin d’être totalement écartés».

L’on se rend compte, aujourd’hui, que le Maroc est bel et bien en pleine crise sanitaire et économique. Au point que l’évolution de la situation épidémiologique dans le Royaume risque de faire bien plus de dégâts que prévu. «Les scénarii de reprise qui se dessinent maintenant sont plus en «W» qu’en «V», sur lequel les premières estimations du cadre macroéconomique ont été élaborées», avait-il déclaré dans une interview accordée à Finances News Hebdo en juillet dernier. Sauf qu’au regard de la propagation de la pandémie sur le territoire, toutes les prévisions risquent d’être compromises.

Expert Comptable, Commissaires aux Comptes et membre de l’Ordre des Experts-Comptables.

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